|
Cliquer sur la pochette pour écouter tous les extraits de l'album
Bratsch
La musique tzigane à la française ne manque ni de fougue ni de panache. Et les anciens de Bratsch pourraient en remontrer aux petits jeunes. Après trente ans d’existence, la formation Bratsch poursuit sans cesse son exploration musicale. Fondé en 1975 par le guitariste Dan Gharibian et le violoniste Bruno Girard, le groupe marie de nombreuses influences, empruntant aussi bien à la musique arabe que sud-américaine. En 1976, l’ensemble sort « Musique de partout », leur premier 33 tours dont le titre définit toujours aussi bien le groupe et sa musique. Dans les dix premières années, trois nouveaux musiciens s’insèrent dans le projet : Pierre Jacquet à la contrebasse, François Castiello à l'accordéon, puis Nano Peylet à la clarinette. D’origine arménienne, Dan Gharibian a toujours été fasciné par Django Reinhardt, c’est ainsi que naturellement et progressivement la formation se tourne vers la musique gitane et les répertoires d’Europe centrale. Sans les copier, le groupe s’en inspire et sert ses propres compositions. Ils s’approprient les musiques d'errances juives, tziganes, arméniennes, et bien d'autres. Brassant les langues : roumain, yiddish, greque, hongrois, russe, tzigane à leur culture bien occidentale, tout est revisité, emprunté, rendu au centuple. De plus en plus, les bacs des disquaires doivent s’enrichir d’une nouvelle catégorie, « musiques d’ailleurs », et c’est bien là qu’il faut placer Bratsch. Il est en effet réducteur de vouloir définir cette musique par le terme de musique tzigane. Ces baladins qui passent par les chemins de traverse et sortent des sentiers balisés offrent une musique rêvée et content la nostalgie de terres inconnues. Ils nous parlent d’un eldorado, introuvable sur les cartes. A nous d’y croire ou pas.
Mondomix
Réagir |